Les échanges extérieurs concernent les échanges de biens, services, capitaux, entre les pays.
- La balance commerciale
Tous les pays échangent entre eux des biens, des services et des capitaux, et ces échanges sont d’autant plus importants qu’ils concernent les pays à économie « ouverte », à échanges libres, comme la France.
On appelle exportations de la France les biens et services que les entreprises françaises vendent à l’étranger et importations les biens et services que les entreprises françaises achètent à l’étranger pour les revendre en France.
La balance commerciale retrace l’équilibre entre les échanges et un pays peut avoir provisoirement ou durablement, une balance excédentaire ou déficitaire.
Les pays à excédent tirent de cette situation un accroissement de croissance interne puisque les valeurs ajoutées des entreprises internes bénéficient des achats supplémentaires des pays étrangers et c’est l’inverse qui se produit pour les pays à balance déficitaire.
L’objectif de toutes les économies « ouvertes » est d’être excédentaire ou équilibré mais en tous cas pas durablement déficitaire, car dans ce cas, les effets d’entrainement des entreprise internes bénéficient à l’étranger.
Cet objectif dépend principalement de la compétitivité des produits vendus par un pays. Ce dernier peut vendre les ressources naturelles rares qu’il possède et exploite peu : s’il veut vendre des productions, les facteurs déterminants de la réussite sont des prix de vente plus bas que la concurrence, des services plus pertinents ou de la « nouveauté » (innovation).
On voit le rapport entre entreprises innovatrices ou à faibles coûts de production et l’équilibre extérieur et on prévoit l’incidence négative sur la croissance que provoquent des investissements plus faibles ou des hausses de salaires ou de coûts plus rapides dans un pays que dans les autres.
En ce qui concerne les biens, la France est principalement exportatrice de produits des secteurs agricoles et alimentaires, de l’industrie du luxe, de l’automobile et de l’aéronautique.
Elle importe massivement son énergie et ses matières premières, ainsi que, de plus en plus, des biens de consommation fabriqués en Asie, notamment en Chine (textile, jouets…).
La France échange en priorité avec ses voisins européens (près de 60 % de ses échanges) avec qui les échanges sont globalement équilibrés.
En revanche, avec les pays asiatiques à salaires et coûts plus faibles, les échanges sont globalement déséquilibrés. La France leur vend des produits technologiques (avions, trains…), des produits alimentaires, des produits de luxe ; elle importe massivement des jouets, de l’électronique, etc. et rencontre de plus en plus de concurrence sur tous les produits. De ce fait, de nombreux emplois industriels ont été perdus en raison de leurs coûts
Enfin, le besoin d’importer des matières premières à prix croissant parce que demandées partout contribuent à cette dégradation.
Retenons, donc, que l’équilibre de la balance commerciale d’un pays dépend de la compétitivité de ses produits.
- Les autres échanges.
Les pays n’échangent pas que des biens et des services ils échangent aussi des capitaux et autres biens ;
-des actifs non financiers non produits (ressources naturelles, terrains, machines, marques, logiciels, etc.) que recense le compte de capital ;
-des investissements directs, de portefeuille ou autres que recense le compte financier ;
Les investissements directs étrangers (IDE) représentent des prises de participation durables dans des entreprises étrangères, tandis que les investissements de portefeuille concernent l’achat d’actions ou d’obligations sans intention de contrôle.
On a montré dans https://outilspourdiriger.fr/la-geographie-economique-du-monde-change/ que le France était plutôt receveuse d’IDE, donc plutôt attractive mais peu conquérante.
Quant aux achats d’actions ou d’obligation, ils dépendent principalement du taux de change entre monnaies et des taux d’intérêts offerts.
- Les principes organisateurs des échanges extérieurs.
Ils opposent les tenants du libre-échange à ceux du protectionnisme.
Le libre-échange et la concurrence extérieure créent chez les entreprises d’un pays une puissante incitation à rester ou devenir plus compétitifs et innovateurs et à se spécialiser pour obtenir des coûts, des qualités et des services meilleurs que les autres pays, par économies d’échelle
Les échanges entre pays spécialisés bénéficient alors à tous les pays.
Pour les tenants du libre-échange, il est légitime de pratiquer un protectionnisme ou un financement étatiques provisoires ; par exemple au bénéfice des entreprises ou productions nouvelles.
Les adversaires du libre-échange et de la mondialisation sont tenants du protectionnisme,
Ils invoquent la disparition de certaines activités et emplois, en particulier des délocalisations et licenciements massifs dans les secteurs les plus riches en main d’œuvre peu qualifiée, sous l’effet de la concurrence des pays à faibles coûts tels que la Chine ou l’Inde.
Ils soulignent que la concurrence n’est pas loyale avec des pays à bas prix et qui ne sont pas soumis aux mêmes réglementations sociales et environnementales.
En fait, les actuels pays développés ont tiré leur croissance du libre-échange et il en va de même pour le développement en cours de la Chine, de l’Inde et du Brésil, par exemple.
En outre les mesures protectionniste (droits de douane) attirent toujours des représailles, ce qui en fait réduit les échanges.
Au total, le protectionnisme ne peut être que provisoire dans les économies de marché. En revanche c’est un des éléments nécessaires d’un système de production totalement étatique (Corée du nord, par exemple).
Le libre-échange, parfois provisoirement interrompu, est le principe organisateur des échanges le plus profitable à la croissance.
Source : diverses
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Aucune reproduction ne peut être faite de cet article sans l’autorisation expresse de l’auteur. A. Uzan. 23/ 04/2026