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Le financement de l’économie d’un pays concerne l’une des activités de ses trois grands acteurs : les entreprises, les ménages et l’Etat.

Il y a financement lorsqu’un acteur emprunte à un autre acteur les ressources financières qui lui manquent pour réaliser un projet ; s’il n’y a pas d’emprunt on parle d’autofinancement, ou d’impôt concernant l’Etat.

Voyons comment se réalise le financement pour chaque acteur.

 

 

  1. Le financement des entreprises.

Concernant le financement de la création, voir : https://outilspourdiriger.fr/financer-sa-startup/

Le financement d’entreprises existantes peut concerner les projets de fonctionnement mais, généralement, il s’agit de projet d’investissement visant la modernisation, le développement ou l’innovation.

L’autofinancement de l’entreprise, composé des amortissements et des bénéfices non distribués, peut ne pas suffire

Il faut alors recourir à d’autres sources.

Le tableau suivant présente les sources « non classiques » possibles :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la liste complète des sources de financement :

 

– l’apport de fonds par les propriétaires de l’entreprise (actionnaire ou autre propriétaire) ou par des proches ; fonds déposés en compte courant d’associés ;

– l’accroissement du capital souscrit par de nouveaux actionnaires (personnes ou entreprises) ;

– les prêts et financements bancaires à court, moyen ou long terme (voir www.bpifrance.fr) ;

– le financement participatif (« Business Angels » et crowdfunding) ;

– les aides publiques et dispositifs spécifiques offertes par les collectivités locales ou autres institutions ;

-les prêts d’honneur ;

– le capital-risque dans des entreprises non cotées,

– les subventions publiques (Bpifrance, ADEME, etc.)

 

  1. Le financement des ménages.

Les ménages perçoivent des revenus d’activité ou d’assistance et peuvent épargner et placer. Mais ils peuvent aussi avoir besoin de financement, un peu pour leur consommation courante et surtout pour financer leur équipement et leur logement. Ils doivent alors emprunter. Les sources de financement sont peu nombreuses :

-emprunt familial ;

-emprunts bancaires ou équivalent.

En France, le taux d’épargne des ménages est d’environ 17% de leur revenu et 66% du PIB.

 

 

  1. Le financement de L’Etat.

Les ressources financières de l’État sont principalement les impôts et les taxes mais, certaines années, l’Etat est en déficit (ces dernières années, déficit d’environ 152 milliards d’euros, soit 5,1 % du PIB) et recoure à l’émission de titres d’État à moyen et long terme que peuvent souscrire les Français ou les étrangers de diverses institutions.

Ces titres s’appellent OAT (Obligation Assimilable du Trésor) et c’est le principal instrument de financement de la dette publique française.

Par ailleurs de nombreux livrets d’épargne ont été créés et orientés vers le financement du logement social.

La politique budgétaire correspond à l’ensemble des mesures entraînant des conséquences sur les ressources ou les dépenses inscrites au budget de l’État et visant directement à agir sur la conjoncture économique.

Une politique budgétaire peut viser à relancer l’économie par le déficit ou la freiner par l’équilibre ou l’excédent budgétaires. On a pu observer, ces dernières années, combien il était difficile de résister à l’accroissement du déficit.

 

 

  1. Le financement de la croissance

En fait le financement de l’économie c’est le financement de la croissance et du développement (ou de la décroissance).

Chacun des trois acteurs doit jouer son rôle mais c’est la complémentarité des rôles et la cohérence de cette complémentarité qui comptent.

Voyons, sommairement, comment se caractérise la situation française actuelle :

– des entreprises qui se sentent freinées sinon « écrasées » par de lourdes charges de personnel et de taxation et dont les faibles capacités d’autofinancement et d’emprunt n’encouragent pas à investir ou innover ;

– des consommateurs difficiles à conquérir, qui épargne beaucoup et qui placent cette épargne dans des titres « d’état » (livrets d’épargne) plutôt que dans les entreprises (bourse) ;

– un Etat qui se consacre à l’assistance plus qu’à la création et qui laisse se creuser son déficit.

 

On pourrait imaginer une situation très différente et plus génératrice de croissance ;

-des entreprises à coûts modérés de production, de taxation et de financement, confiantes en l’avenir, disposant d’une capacité de financement, faisant des investissements de modernisation et d’innovation pour offrir des produits meilleurs à moindre prix et des emplois plus nombreux ;

– des consommateurs plus confiants, mobilisant leur « épargne dormante » pour acheter plus et, ainsi, accroitre leur bien-être ainsi que la capacité d’autofinancement des entreprises ;

– un Etat soucieux de modération fiscale et d’équilibre, comptant sur les effets bénéfiques de la croissance pour assurer les dépenses de fonctionnement et d’assistance.

 

On pressent que des résultants très différents seront générés en matière de croissance : les facteurs déterminants sont le climat économique général (confiance des entreprises pour investir et confiance des ménages pour réduire leur épargne) et l’affectation de l’épargne des ménages aux investissements des entreprises.

Donc deux facteurs principaux de financement : l’autofinancement des entreprises et l’orientation de l’épargne des ménages.

 

Source : diverses

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Aucune reproduction ne peut être faite de cet article sans l’autorisation expresse de l’auteur.  A. Uzan. 2/05/2026